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Le plan d'action de Johannesburg 2002 : les grands axes

Lutte contre la pauvreté

La lutte contre la pauvreté est définie comme le principal défi du monde actuel. D'ici à 2015 il convient de réduire de moitié la proportion de personnes dont le revenu est inférieur à un $ par jour, qui souffrent de la faim, n'ont pas accès à l'eau potable et à des services d'assainissement de base; d'ici à 2005, il convient de faire en sorte que tous les enfants, garçons et filles, et partout dans le monde, aient accès à l'école primaire, et d'ici 2015 à tous les niveaux de formation; on assurera aussi à cette date que chaque enfant puisse terminer sa scolarité primaire.

Disparités entre les sexes

Les disparités entre les sexes dans l'enseignement primaire et secondaire doivent être éliminées d'ici à 2005 et à tous les niveaux d'ici 2015; on mettra un terme à l'analphabétisme par des programmes scolaires, extrascolaires et de formation permanente. Le travail des enfants doit être éliminé et dans ses pires formes aboli sans délai; on aidera à créer des emplois dans le secteur industriel, respectant ce faisant les droits fondamentaux sur le lieu de travail tels que définis par l'OIT, enfin d'ici 2020 on améliorera les conditions de vie des 100 millions au moins de personnes vivant dans des taudis, notamment par des matériaux de construction peu coûteux, des technologies du bâtiment adaptées, la création d'emplois, la reconnaissance du secteur informel, le soutien à la micro-entreprise, l'accès au crédit et à la terre.

Modification des modes de production et de consommation

Un autre enjeu majeur est de modifier radicalement nos façons de produire et de consommer. À cette fin, des programmes nationaux et régionaux décennaux doivent être élaborés, et le cas échéant la croissance économique découplée de ses impacts environnementaux et sur la santé. Les voies pour ce faire sont en particulier: les analyses sur le cycle de vie, les indicateurs nationaux, l'application du principe du pollueur-payeur et l'internalisation des coûts écologiques, des programmes de sensibilisation notamment des jeunes consommateurs, mais aussi des producteurs, une meilleure écoefficience et des innovations dans le domaine de la production non polluante, un appui aux PME dans ce sens, une diffusion des bonnes pratiques, la promotion de la responsabilité sociale et écologique de l'entreprise (notamment par les normes volontaires de gestion, en particulier celles de l'ISO), le reporting en ces matières, la transparence dans le monde des affaires, la mobilisation des institutions de financement sur ces enjeux, le dialogue de l'entreprise avec son entourage, une politique de passation des marchés publics qui encourage la mise au point de biens et de services écologiquement rationnels.

Energie

Au chapitre énergie, le Plan d'action prévoit les mesures suivantes: assurer l'accès de tous à l'énergie, améliorer les rendements énergétiques, augmenter considérablement et sans tarder le recours aux énergies renouvelables, promouvoir l'électrification rurale, la décentralisation, l'utilisation conforme au développement durable du bois et de la biomasse, favoriser une utilisation plus propre des énergies fossiles, intégrer les impacts énergétiques aux planifications des secteurs économiques forts consommateurs d'énergie, améliorer la transparence du marché énergétique et éliminer les distorsions (restructuration de la fiscalité, élimination de subventions préjudiciables). Il s'agit également d'organiser le transfert de technologies, de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre à un niveau non dangereux pour les systèmes climatiques, de renforcer les capacités d'observation et de recherche, et de mettre en œuvre le protocole de Kyoto.

Autres engagements

  • Améliorer les transports par une offre multimodale et économiquement, énergétiquement et environnementalement avantageuse, y compris en promouvant les véhicules non polluants et en agissant sur l'aménagement du territoire, ceci en milieu urbain mais aussi dans les zones rurales.
  • Prévenir le gaspillage et réduire au minimum le volume des déchets, encourager le réemploi, encourager la production de biens de consommation réutilisables ou biodégradables, récupérer l'énergie provenant des déchets.
  • D'ici à 2020, produire et utiliser les substances chimiques de manière à réduire au minimum leurs effets néfastes graves sur la santé et l'environnement, compte tenu du principe de précaution, améliorer et mettre en œuvre les dispositions légales existantes en matière de substances et de déchets dangereux, en particulier sur la sécurité, le consentement préalable, la collecte de données et l'information, l'étiquetage et le commerce, lutter contre les pratiques illégales, promouvoir une réduction des risques liés aux métaux lourds dangereux pour l'être humain et l'environnement.
  • D'ici à 2005, élaborer des plans intégrés de gestion et d'utilisation rationnelle des eaux douces, mettre en place des plans de gestion intégrée des bassins hydrographiques, réduire les pertes et renforcer le recyclage de l'eau, appliquer la vérité des coûts sans que cela n'entrave l'accès des pauvres à l'eau potable, satisfaire en priorité les besoins humains essentiels, impliquer la population, assurer l'eau dans les régions où elle manque.
  • D'ici à 2010, appliquer une approche écosystémique dans la gestion des océans, maintenir et rétablir les stocks de poisson à un niveau de rendement constant maximal, en atteignant cet objectif d'ici au plus tard à 2015 pour les stocks épuisés, prendre soin de la biodiversité et de la productivité des zones côtière et marines (récifs de coraux, mangroves, zones côtières, zones humides, frayères, habitats d'oiseaux d'eau, etc.), protéger contre la surexploitation comme de la pollution d'origine terrestre ou provenant de bateaux, lutter contre la pêche illégale et non réglementée, appliquer le droit de la mer existant, mieux contrôler la navigation.
  • Accroître la production et la sécurité alimentaire, tout en assurant l'innocuité des aliments et des conditions écologiquement rationnelles, mettre en œuvre des plans intégrés d'utilisation durable des sols et de l'eau, protéger les oasis de l'ensablement, accroître la participation des femmes et valoriser les techniques autochtones et locales, encourager les bonnes pratiques, assurer la sécurité du statut foncier, inverser la tendance à réduire les dépenses publiques consacrées à l'agriculture écologiquement viable, améliorer les débouchés existants et en créer de nouveaux, reconvertir les friches industrielles, lutter contre les cultures illicites de plantes narcotiques, améliorer la fertilité des sols et lutter contre les parasites de façon efficace et respectueuse de l'environnement, protéger les ressources phytogénétiques de l'agriculture.
  • Prendre soin des régions menacées par la sécheresse (application de la convention sur la désertification par des programmes d'action nationaux, renforcer la gestion des pâturages et faire respecter les lois existantes) ainsi que des régions de montagne (programmes intégrés de promotion environnementale, économique et sociale, compte tenu des spécificités culturelles, de la fragilité particulière de ces régions et d'une pleine participation des communautés montagnardes à la prise de décision, et de leurs valeurs et connaissances).
  • Définir des stratégies nationales de gestion de la biodiversité et inclure cet objectif dans les politiques économiques et de réduction de la pauvreté, promouvoir l'approche écosystémique parvenir d'ici à 2010 à une réduction importante du rythme actuel d'appauvrissement de la biodiversité, faire en sorte que les communautés locales tirent avantage de la conservation et de l'exploitation rationnelle de la diversité biologique, promouvoir la mise en place de réseaux et de couloirs de biodiversité, valoriser les efforts des communautés locales et autochtones, reconnaître leurs droits et leurs savoir-faire, lutter contre les espèces exogènes envahissantes, partager les bénéfices de la biodiversité et assurer l'accès aux résultats de la recherche, prévenir les risques biologiques.
  • Réduire la pollution atmosphérique, y compris transfrontière, les dépôts acides et l'appauvrissement de la couche d'ozone, améliorer d'ici à 2010 l'accès des pays en développement à des produits de remplacement des substances nocives pour la couche d'ozone, lutter contre le trafic illicite de telles substances.
  • Encourager un tourisme respectueux de l'environnement et du patrimoine naturel et culturel, bénéficiant aux communautés d'accueil et ayant aussi peu d'incidences négatives sur leurs traditions et cultures.
  • Faire de la gestion durable des forêts un objectif prioritaire, notamment en luttant contre le commerce illégal de produits forestiers, combattre les pratiques non durables de coupe des forêts.
  • Promouvoir l'adoption de pratiques durables en matière d'extraction minière, et examiner l'impact des activités extractives et de l'exploitation des métaux sur l'environnement et notamment la santé et la sécurité des travailleurs, ainsi que la remise en état des sites.
  • S'attaquer d'urgence aux causes des maladies, y compris celles liées à l'environnement, fournir à tous, dans l'égalité d'accès pour hommes et femmes, des services sanitaires de base, y compris en matière de prévention, efficaces et d'un coût abordable, mettre à disposition des médicaments essentiels, des services de vaccination et des vaccins sans danger, donner une portée universelle à l'éducation sanitaire d'ici à 2010, réduire par rapport à 2000 des 2/3 et des 3/4 d'ici à 2015 les taux de mortalité des nourrissons et des enfants de moins de 5 ans, et des mères, promouvoir les savoirs de la médecine traditionnelle, diminuer le nombre de décès, d'accidents et de maladies liés au travail, favoriser l'accès à une alimentation suffisante et saine.
  • Il convient également de renforcer les programmes de prévention, de promotion et de soins consacrés notamment aux maladies cardiovasculaires, au cancer, au diabète, aux affections respiratoires chroniques, aux accidents et à la violence, aux facteurs de risque comme l'alcool, le tabac, un régime alimentaire malsain et le manque d'activité physique, réduire l'incidence du VIH/sida pour les jeunes entre 15 et 24 ans de 25% d'ici 2005 dans les pays les plus touchés et d'ici 2010 de manière générale, lutter contre le paludisme, la tuberculose et d'autres maladies, mieux cerner les liens entre santé et environnement, combattre la pollution atmosphérique notamment par des carburants plus propres et des installations appropriées pour la cuisson et le chauffage, lutter contre l'emploi du plomb.

Source : http://www.sommetjohannesburg.org/

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Dernière mise à jour : 20.02.2014     
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